NADIA KHODOSSIEVITCH
QUI ETAIT Nadia KHODOSSIEVITCH ? (1904-1982)
Elève dans un palais des arts, où l’enseignement était gratuit (à Beliov, actuelle Biélorussie), la jeune femme confirme ses goûts pour l’art. C’est dans la ville de Smolensk que le cubisme la saisit. Cependant, elle est tourneboulée par le discours de son professeur des Beaux-Arts, Kasimir Malevitch (1879-1935), chantre de l’abstraction, qui affirme ne plus considérer la peinture comme un art. Elle trouve par hasard L’esprit nouveau revue fondée par l’architecte Le Corbusier contenant un dossier sur Fernand Léger (1881-1955). Elle décide alors de venir à Paris en 1928 pour rencontrer Fernand Léger. S’instaure peu à peu entre eux une relation solide artistique et amoureuse. La peinture de Nadia Khodossievitch se rattache au suprématisme prôné par Malevitch. Mariée une première fois avec un condisciple, elle s’inscrit à Paris à l’Académie de l’art moderne où enseigne Fernand Léger. Divorcée après quatre années, elle est remarquée par Amédée Ozenfant (1886-1966).
Elle s’intègre vite à la bohème de Montparnasse et parvient à vendre une de ses toiles à Marie-Laure de Noailles. En 1930, elle crée sa revue L’Art contemporain avec comme co-auteurs Fernand Léger, Jean Arp, Jean Cassou (futur fondateur du musée d’Art moderne de Paris). Parallèlement à ses activités artistiques, cette peintre adhère au P.C.F., emballée par les discours de Maurice Thorez (1900-1964). Fernand Léger est devenu son compagnon mais Nadia tombe amoureuse de Georges Bauquier (1910-1997) devenu l’homme de confiance de Fernand Léger. A l’époque du Font Populaire, elle participe à de nombreuses manifestations. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, elle fait partie de la Résistance comme agent de liaison. A la Libération, elle fait les portraits des fusillés (Danielle Casanova, Berty Albrecht…).
En 1952, Fernand Léger et Nadia se marient. A la mort de celui-ci, elle se remarie avec Georges Bauquier en1957. Elle soutient la construction du musée Fernand Léger à Biot (Alpes Maritimes).
Nadia Khodossievitch laisse un souvenir de générosité et d’une grande capacité à faire cohabiter plusieurs mondes picturaux.
La Rédactrice en chef