Article publié depuis Overblog

Publié le par Le Syndicat des journalistes et écrivains

 

 

Evasion fiscale, de Philippe Prince – TheBookEdition

Ce roman épique nous emmène à Las Vegas dans les années 70. Paul Di Dio, la soixantaine solide, et son équipe de managers pratiquent des arnaques électroniques sur les tables de jeu au détriment des services du fisc. A la suite d’un différend avec le boss, les managers  partent pour le Kenya diriger un casino où ils inventent d’autres arnaques. Avec ce livre, notre confrère Philippe Prince nous invite dans un univers sulfureux, un « milieu », dirait-on où le pouvoir et l’argent sont les objets de toutes les convoitises. Pour arriver à leurs fins, les protagonistes de cette histoire à multiples rebondissements n’hésitent pas à user de tous les moyens. Ils sont autant  calculateurs et roublards, que cyniques et déroutants, qualités nécessaires  dans un monde d’escroquerie et de vénalité, où la corruption des petits voisine avec la condescendance envers les plus grands. Avec habileté,  l’auteur démonte les arcanes de ce milieu d’affaires un peu particulier, dans ce roman très précis où s’entremêlent aventure et histoires de famille… Et des relations amoureuses compliquées, qui, au-delà des intérêts, des mises, et des  pourcentages, donnent de la chair et du cœur aux personnages.

 

Une femme infréquentable, de Chris Dolan – Editions Métailié

Rien ne prépare la substitut du procureur Maddy Shannon à ce qui l’attend dans le parc de Kelvingrove, à Glasgow, en ce matin de printemps. Encore endormie, elle a bien du mal à enfiler la combinaison réglementaire  pour  pénétrer sur la scène du crime : deux ados morts, en survêtement, qui se tendent les mains, le visage mutilé. Tandis qu’on tente de retrouver l’identité des gamins,  l’enquête remonte à une série de meurtres non élucidés du même genre à New York. Entre les bonnes œuvres, les familles de givrés et les ex-snipers de l’IRA, Maddy navigue à vue et se retrouve toujours à l’endroit où il ne faut pas. On suit cette enquêtrice pas comme les autres, qui passe son temps à outrepasser ses fonctions, dans un Glasgow sombre et inquiétant, y compris dans sa vie personnelle qui fait contrepoint à l’intrigue. Sur un sujet très sombre,  l’auteur développe un roman efficace, à travers Maddy, personnage maladroit mais attachant. Une prose viscérale qui ne manque pas d’humour noir.

Christian GREGOIRE

 

LES PHARES, de Léon Renaud, éditions L’Ancre de Marine

« Il a, dit Michelet, la simplicité sublime d’une gigantesque plante de mer » (*)

Les sentinelles de la mer, que sont les phares, n’ont jamais cessé de susciter crainte et admiration, que ce soit au sein de la communauté des gens de mer, ou bien au sein de la population. Crainte, car pour les gardiens qui en ont fait leur demeure, l’habitat représenté par cette colonne livrée aux tempêtes, fut un défi parfois impossible à relever. Admiration pour ces capitaines, régnant sur les mers enragées, qui auront réussi, au début de l’existence des phares, parfois au mépris de leur propre vie, à maintenir allumé un « feu » vacillant et sauver ainsi les équipages des navires croisant dans ses parages.

« Les vents impétueux du nord-ouest rugissent autour du fanal et lancent contre ses solides vitraux, des torrents de pluie, des tourbillons de grêle et de neige. Sous l’impulsion de leur souffle  irrésistible arrivent du large des lames gigantesques, dont le sommet atteint quelquefois jusqu’à la première galerie ; mais ces masses fluides glissent sur les surfaces rondes et polies du granit, qui ne leur laissent aucune prise : elles passent en lançant jusque par-dessus la coupole de longues fusées d’écume ».

Cet ouvrage est une anthologie de l’histoire des phares, depuis les « tours à feu » de la méditerranée, le premier phare d’Alexandrie jusqu’aux phares avant la première automatisation en 1936 et sa généralisation commencée il y a vingt ans. Ces pages d’Histoire font la part belle aux évolutions architecturales qui ont présidé à  la construction  de ces édifices, ainsi qu’aux techniques proprement dites des éclairages, que le physicien Augustin Fresnel (1788-1827) a développées (polarisation de la lumière et invention des lentilles à échelons), afin d’apporter la lumière et le repérage géographique aux marins des mers du globe.

Cette grande Histoire des phares est ponctuée par les histoires, modestes mais non moins grandes parce que si humaines de tragédies : constructions difficiles, parfois le rocher devant supporter le phare n’était découvert que quelques jours par an et les accostages pour la relève des gardiens tenaient de l’exploit lorsqu’ils n’étaient pas  impossibles pendant plusieurs semaines.

Laissons à André Lemoyne, le soin d’être le poète des phares :

 

Ceux qui gardent le feu, les veilleurs invisibles,

Par les gros temps d’hiver ont des heures terribles,

Sur un roc, détaché du monde des vivants,

Où le nuage pleure, où le flot se lamente

Les phares sont debout au cœur de la tourmente,

Dans l’aveugle chaos des lames et des vents.

 

On ne sait pas le nom de ces êtres paisibles :

Dans le grand bruit du siècle ils passent invisibles,

Des plus riches clartés humbles distributeurs.

Mais la postérité les compte et les salue :

Elle est juste et courtoise aux gens de race élue

Qui de la vérité se firent serviteurs.

 

Bon vent !

(*) Remarque  faite à propos de la description du phare des Héauts de Bréhat (Côtes d’Armor) « qui seul, au milieu de l’Océan, acquiert par cet isolement même un caractère de grandeur sévère… ».

                                                                                                                                            

Que ma joie demeure » de Jean GIONO, est une ode à l’amour de l’homme pour l’homme, des animaux et de la terre qui les porte. Abandonner ses préjugés, ses habitudes, se laisser conduire par les saisons, attendre l’autre sans impatience, se laisser surprendre par l’éclosion d’une fleur, se reconnaître dans un ciel azuré, comme Bobi, pirouetteur du quotidien. Criez au ravissement. Un livre pour captiver le lecteur et l’amener, si ce n’est déjà fait, à une redécouverte de l’œuvre de Jean Giono.

Que ma joie demeure, de Jean Giono – éditions Bernard Grasset, Le Livre de Poche

 

LE SEL DE LA VIE – Lettre à un ami, de Françoise Héritier, éditions Odile Jacob

« Il s’agit tout simplement de la manière de faire de chaque période de sa vie un trésor de beauté et de grâce qui s’accroit sans cesse, tout seul, et où l’on peut se ressourcer chaque jour »

En réponse à une lettre reçue, l’auteure, en vient à s’interroger sur sa propre existence et à énumérer tous les moments optimistes collectés dans sa vie. En fait, la somme de ces instants est recueillie dans le creuset du quotidien. Cette félicité est extraordinairement banale et c’est là que la conscience relève que ce qui existe dans le ressenti anodin des êtres et des choses est la trame de nos vies dans son essence la plus pure. Je vous ai choisi quelques joyaux cités par Françoise Héritier.

« … courir sous une chaude pluie… les baisers dans le cou, l’odeur des croissants chauds dans la rue… »

« … humer avec bonheur l’odeur du foin fraîchement coupé ou celle du varech… »

« …manger de la réglisse… s’asseoir sans rien faire les mains pendantes et les yeux dans le vague… »

« … aimer les mots, leur consistance en bouche, leur sonorité… »

« …exulter secrètement quand quelque chose se passe comme on l’avait prévu… »

 « … conserver au fil de l’existence cette faculté créatrice des sens : voir, écouter, observer, entendre, toucher, caresser, sentir, humer, goûter, avoir du ‘goût’ pour tout, pour les autres, pour la vie ».

Le livre de Françoise Héritier, anthropologue et professeur honoraire au Collège de France (qui fut aussi directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et présidente du Conseil national du Sida) nous dévoile la capacité sans cesse renouvelée que nous avons d’être les inventeurs du merveilleux ordinaire de notre vie, pour en re-découvrir les sens cachés les plus évocateurs.

La Rédactrice en chef

L’ÂNE D’OR d’APULÉE  - Folio classique  n° 629

 

L’histoire

Cela commence comme un magnifique conte. Je vais, dans cette prose milésienne (les récits en prose) te conter toute une série d’histoires variées et flatter ton oreille bienveillante d’un murmure caressant pourvu que tu daignes jeter les yeux sur ce papyrus égyptien, que la pointe d’un roseau du Nil a couvert d’écriture et tu t’émerveilleras en voyant des êtres humains changer de nature et de condition pour prendre une autre forme, puis par un mouvement inverse se transformer à nouveau en eux-mêmes… Lucius, jeune aristocrate romain obsédé par la magie, est accidentellement transformé en âne par une sorcière. Et c'est en âne qu'il affronte une épopée d’événements qui lui permettent de constater et de partager la misère des esclaves et des hommes affranchis qui, tout comme Lucius, sont pratiquement réduits à l'état d'animaux dans les mains de leurs riches propriétaires. Dans les derniers chapitres du livre, Lucius retrouve sa forme humaine grâce à la déesse Isis. Par la suite, il est initié aux méthodes de la sorcellerie dans ce monde métaphysique et se voue à la déesse. Ce livre est la seule œuvre littéraire du monde gréco-romain qui examine la condition des classes pauvres.

 L’écrivain APULÉE

 Apulée

On ignore la date exacte de sa mort (vers 170)  le personnage possède d'ailleurs une part de mystère. Écrivain d’origine berbère né en Algérie vers 123-125 ap J.-C. 1er siècle II siècle…

Philippe BARBIER

Vie de CHARLES FOURIER… 1772/1837

« L’homme dans sa vérité » d’Emile Lehouck, Bibliothèque Médiations

Ah ! Ce M. Fourrier, son anticonformisme, ses idées choquantes sur la cosmogonie ou sur l’amour libre, la gastrosophie notion du goût et de la nourriture, une théorie se proposant de transmettre la culture du plaisir, le phalanstère (organisme communautaire) création de crèche. La monarchie presque millénaire et si insolente au temps de sa splendeur, devait désormais lutter pour sa survie et composer avec de jeunes hommes sortis des quatre coins du pays. La pureté des aspirations de 1789 fit place à la violence, à la démagogie et à la souffrance. Assez rapidement la bourgeoisie imposa son ordre à elle, l’autorité fut rétablie plus pesante que sous l’Ancien Régime, mais il resta une tenace volonté de transformer le monde au cœur d’une poignée d’hommes qui allaient illustrer un courant encore mal connu. Fourier fut le représentant le plus typique de ce courant. La mort du roi n’avait rien changé : il y avait toujours d’un côté les plus puissants qui ordonnaient les massacres pour des motifs obscurs et de l’autre, la masse des « sujets » qui devaient obéir sans comprendre. Une pomme ! Le même fruit aurait été lié à quatre reprises à de graves événements pour l’avenir de l’humanité : la pomme d’Adam et celle de Pâris avaient signifié des désastres : celle de Newton l’avait conduit au seuil de la vérité, en limitant l’attraction au monde physique : celle de Fourier enfin annonçait l’avènement de l’âge d’or. 1799 marque le grand tournant de l’existence de Fourier. A la suite d’une lente maturation plutôt que d’une illumination subite, il est parvenu à la conviction que la civilisation n’était pas la destinée fatale de l’homme, qu’une société plus heureuse était possible et que sa création dépendait d’une série de calculs qu’il se sentait capable de mener à bien. Il avait désormais sa raison de vivre, il était possédé par une idée fixe qui ne devait plus le quitter : mettre au point les moindres détails de cette Harmonie seulement entrevue, puis ne pas ménager ses forces pour l’imposer à une humanité pervertie par ses habitudes civilisées. Le premier grand exposé de la doctrine phalanstérienne, la Théorie des Quatre Mouvements, parut en 1808. Il avait étudié toutes sortes de solutions pour sortir du labyrinthe civilisé, possibilités d’union des sexes qui fussent différentes du mariage, la défense des droits de la femme, accorder une majorité amoureuse aux jeunes filles à l’âge de dix-huit ans, l’affranchissement de tous les esclaves noirs ou blancs sans exception. La conviction que le salariat, l’esclavage des temps modernes, est exprimé avec force par Fourier. En 1832, Fourier réalisa le rêve qu’il avait manqué de peu en 1800 : défendre ses idées à la tête d’un journal. Avec ses amis, il lança Le Phalanstère ou la Réforme industrielle. L’action de cette publication, bien que fort précaire financièrement, fut décisive pour la publicité du fouriérisme. A  partir de 1832 , l’inventeur devient un personnage connu, dont on parle dans la presse et qui est entouré d’une petite cour d’admirateurs. En avril 1834, il s’était installé dans un petit appartement 9, rue Saint-Pierre-Montmartre, qu’il ne devait plus quitter jusqu’à sa mort, le 10 octobre 1837. La plupart des manuscrits et papiers de Fourier actuellement connus sont rassemblés aux Archives nationales de Paris.

Il était considéré par Karl Marx et Friedrich Engels comme une figure du « socialisme critico-utopique. »

Une souscription populaire permit l'érection du Monument à Charles Fourier, réalisé par Émile Derré (1867-1938), situé boulevard de Clichy, à Paris.

Philippe BARBIER

 

Lire, relire, Charles-Maurice TALLEYRAND (Homme d'État et diplomate français 1754-1838)

de l’excellent et regretté ANDRÉ CASTELOT (1911/2004)

La manière dont se passent nos premières années influe sur toute notre vie, et si je vous disais de quelle façon j’ai passé ma jeunesse, vous arriveriez à vous moins étonner de beaucoup de choses. Talleyrand. Le boiteux incompris est élevé par ses parents sans la moindre tendresse et il souffrira de l’injustice des siens… On le force à être ecclésiastique, le voilà à 16 ans au séminaire de Saint-Sulpice  qui est divisé en quatre communautés de soixante-quinze élèves. La discipline y est dure. Lever 5 heures, suivi d’un emploi du temps partagé entre l’étude, la prière et, enfin, les cours donnés en Sorbonne où l’on se rend trois par trois. Le 11 juin 1775, le voilà jeune prêtre dans la cathédrale de Reims. Il mène de pair sa carrière ecclésiastique avec sa carrière de don Juan. Talleyrand amoureux, ou plutôt voluptueux, a un pouvoir de séduction irrésistible sur les femmes. Sa courtoisie innée, sa conversation brillante, une certaine douceur.… Par la suite, il va se servir de la place d’agent général du Clergé pour étendre ses relations et, pour être dans le ton, Talleyrand en dépit de sa soutane, est franc-maçon. Nous ne pouvons qu’être abasourdis devant l’incroyable carrière de girouette diplomatique de Charles-Maurice, on fredonne même à son sujet ce genre de couplet :

« Il change à tout moment d’esprit comme de mode/ Il tourne au moindre vent, il tombe au moindre choc/ Aujourd’hui dans un casque et demain dans un froc ».

« Je sers la France dans quelque situation qu’elle soit », expliquera –t-il gravement. Formule passe-partout qui lui permettra de servir avec sérénité –et à son profit –tous les régimes, qu’ils soient royaliste, républicain, directorial, consulaire ou impérial… Et même provisoire. Lors de ce dernier cas, qui se produira en 1814, il ira jusqu’à prendre le pouvoir de sa propre autorité et servira de trait d’union entre Napoléon et Louis XVIII, en détrônant toutefois le premier pour couronner le second. En outre il avait un don de prescience admirable. Et il parlait avec art, d’ailleurs si Charles-Maurice séduisait le sexe faible, c’était surtout en parlant. Mais est-ce une coïncidence, chacune de ses trahisons servira chaque fois –il faut bien le reconnaître– l’intérêt de la France. Cette France qui, après le tourbillon révolutionnaire qui l’avait emportée, est terriblement lasse. Dégrisée, déçue, écœurée par un régime pourri, elle tombe dans une profonde apathie. Napoléon un jour de grande colère aurait dit à Talleyrand. « Vous êtes de la m… dans un bas de soie. » Puis en 1814 -Je succombe à la trahison, Talleyrand est un brigand, il a trahi la religion, Louis XVI, l’Assemblée constituante, le Directoire ; pourquoi ne l’ai-je pas fait fusiller ? Talleyrand  n’appréciait pas Fouché le régicide, mais  qui pourtant lui ressemblait sur de nombreux points, ils seront souvent alliés pour accomplir leurs basses besognes… Dans ses derniers jours, châtelain modèle à Valençay, il fonde une école de filles, un hospice. Il tient table ouverte et il se plait à faire admirer sa demeure. Cela lui joue parfois de mauvais tours, tel celui que lui a réservé Georges Sand venue visiter Valençay avec Alfred de Musset, et qui, en guise de remerciement pour l’aimable accueil, fit un portrait très désagréable de Charles- Maurice dans la Revue des Deux Mondes… Le 17 Mai 1838 Charles-Maurice décède à 84 ans. Voir aussi l’atroce histoire lors de l’embaumement à l’égyptienne racontée par Victor Hugo… Mais je vous invite à lire ce bel ouvrage historique.

Je me permets de vous offrir ce bref résumé, pour vous mettre en appétit.

 

UN DERNIER REGARD, collection Témoignages, Edition du bout de la nuit, de Jean Viegas Pires

C’est presque avec les larmes aux yeux que je viens de terminer cet ouvrage de mon ami l’écrivain, le poète, le peintre Jean Vegas Pires. Un dernier regard : celui porté par l’auteur, après tant d’années, à travers la lecture de lettres, oubliées dans une boite à chaussures, d’un frère appelé sous les drapeaux durant vingt-sept mois, dont une grande partie en Algérie. Ces lettres font ressurgir les souvenirs d’une enfance heureuse en famille avant le départ du père  provoquant ainsi les angoisses d’une mère devant assumer seule la conduite de la famille : s’occuper de l’éducation du cadet et vivre dans l’attente interminable et inquiète du retour de l’aîné. De l’émotion, de la poésie, sans oublier le côté historique. Des passages où l’auteur décrit la vie de cette époque à jamais disparue, faite de simplicité, de fraternité, certes difficile, surtout comme toujours pour la classe ouvrière. A la lecture du livre de mon confrère Jean, je me suis replongé dans mon propre passé. Les toilettes au fond du jardin, l’eau au puits, les douches municipales en fin de semaine, la découverte de la première salle de bain dans un HLM en ce qui me concerne. La fameuse Juvaquatre de mon vieil oncle, le passage chez les scouts, le boulot à 16ans. Et un peu d’humour comme l’histoire des cloches où sonnette lors du service de la messe, aventure que j’ai connue personnellement  et qui m’a valu des coups pieds au cul de la part du curé. Sans oublier la métaphysique, oui, cet étrange et horrible rêve prémonitoire !

Mes sincères compliments pour ce magnifique travail cher Jean.

Philippe BARBIER

 

Nataly Frachet auteure de polars en Bresse bourguignonne

Lors du dernier salon de la Plume et du livre organisé par l'association Louhannaise « Arcades en fête » j'ai eu le plaisir de rencontrer Nataly Frachet qui a écrit deux romans policiers  « Tempête de haine » aux éditions Persée et « Un héritage assassin » aux éditions Héraclite.

Lorsqu’on lui demande ce qui lui plaît dans le polar, elle répond « c'est de mener une enquête en parallèle avec le lecteur, je lis beaucoup et je suis fan de polars ». Elle confie également « A une époque de ma vie j'avais besoin de me rassurer, une amie bibliothécaire m'a conseillé la lecture, à travers celle-ci j'ai découvert le genre policier ». Son premier thriller « Tempête de haine » se déroule dans le Jura ; à la question, comment est apparue la trame de ce polar, elle répond « j'étais toute seule dans ma maison du Jura, j'ai entendu un bruit, je me suis demandé si j'avais bien fermé la porte... j’ai lors imaginé une multitude de choses et c'est ainsi que le livre est né ». Nataly Frachet habite Simard en Saône et Loire, pas très loin de la ville de Louhans et de ses 157 arcades. Passionnée de généalogie, elle a écrit à 20 ans un petit livre « Une histoire est née » qui raconte l'histoire de sa famille. A ce moment Nataly Frachet s'est dit « J'aimerais bien mettre des mots sur des sensations, un jour j'écrirai... j'ai attendu 30 ans !». Pour son premier roman elle a été parrainée par l'écrivain Pierre Trontin auteur de la célébre trilogie  « Tonnerre de Bresse ».

Nataly Frachet aime participer aux salons du livre. Elle a également participé à ceux de Louhans, Saillenard ou encore de Sornay, tous situés en Saône et Loire. « J'adore rencontrer des auteurs, confronter nos expériences et surtout les lecteurs, c'est très très agréable de partager sa passion, ça me plait bien. J'aime aussi les rencontrer dans des bibliothèques et faire en ces lieux des dédicaces ».

Nataly Frachet écrit très souvent le week end, quand elle a une idée dans la semaine, elle prend des notes et ensuite elle écrit dans sa maison du Jura. Pour tous ceux qui auraient aimé ses deux premiers thrillers, un troisième livre est en route pour 2019, il s'intitulera « La demeure au secret » ce sera plus une intrigue psychologique que policière.

Si vous ne connaissez pas cette auteure, venez la découvrir. Puisque vous aimez les bons polars vous passerez un excellent moment de lecture avec « Tempête de haine » et « Un héritage Assassin ».

Vous pouvez vous adressez aux éditeurs pour vous les procurer : www.editions-persee.fr pour le premier et editions.heraclite@gmail.com pour le second.

Patrick DUBOIS

 

 

 

 

TEMPETE DE HAINE de Nataly Frachet, éditions Persée

Nataly Frachet, après un premier essai d'écriture avec un petit livre sur la généalogie, a attendu 30 ans avant de pouvoir mettre des mots sur des sensations. Avec Tempête de Haine son premier polar, elle nous entraîne dans une histoire où la vengeance est le motif principal du livre. L'action débute quand Laureen, mariée à Pedro est seule dans sa maison du Jura. Alors qu'elle prend un bain, quelqu'un entre dans la maison et essaie de la noyer. Dans sa tête sa vie défile. Qui lui en veut au point de vouloir la supprimer ? elle se demande aussi pourquoi veut-on la tuer ?

A travers de nombreux flash backs, Laureen va repenser à sa vie, aux actions qu'elle a faites et essayer de comprendre pourquoi cet individu lui en veut à mort. Heureusement Pedro, son mari, la sortira de ce mauvais pas, mais elle n'est pas pour autant tirée d'affaire ! Avec l'aide du commissaire Boulin , elle va essayer de comprendre ce qui lui arrive, elle qui a eu une vie bien ordinaire. Elle pousse notre réflexion à mener l'enquête en même temps que le commissaire ou elle-même et, qui sait, à dénouer l'intrigue avant elle. De nombreux rebondissements jalonnent cette Tempête de Haine, les amoureux du genre ne seront pas déçus, il y règne une ambiance haletante, un suspense garanti à chaque étape dit l'écrivain Pierre Trontin, son parrain pour ce premier thriller.

Pour connaître l'épilogue de ce livre il faudra vous plonger dans l’intrigue.

Au travers des 226 pages de l'ouvrage, vous passerez un excellent moment de lecture et, pour une première, on peut dire que Nataly Frachet a parfaitement réussi son coup.

Patrick DUBOIS

Publié dans N° 358 - 3e Tri 2018

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